Le temps du café

L’autre jour, je suis tombée sur un article de Slate, qui expliquait comment nous autres français, nous étions nuls en café.

café expresso

Cet article m’a profondément vexée. Mon chauvinisme, qui se situe lui aussi dans mon estomac, a été piqué à vif. Comment ça, nous, les français ? On ne saurait pas faire ni boire de café digne de ce nom ? La patrie des pains au chocolat, des brioches pur beurre et des croissants chauds ? On serait incapables d’accompagner ces petites merveilles d’un vrai bon café ? La contrée des gros gueuletons, on terminerait nos repas avec du jus de chaussettes ? Impossible !

Et puis j’y ai un peu réfléchi, et j’ai réalisé que si j’ai mis plus de 28 ans à enfin oser boire mon café sans le noyer dans le sucre ou le chocolat, ce n’était peut être pas anodin.  J’ai repensé aux ignobles tasses de café filtre que je buvais quand j’étais étudiante et que mes nuits étaient trop courtes. Je me suis souvenu de toutes ces tasses d’expressos infâmes bues sur des terrasses plus ou moins ensoleillées. Je me suis rappelé de ces gobelets à quelques centimes remplis d’un breuvage aussi amer que sombre, et des sachets de Nescafé que j’aimais siroter de temps en temps. Et j’ai réfléchi aux capsules de Nespresso que j’achète régulièrement pour la machine du bureau : impossible de savoir ce qu’elles contiennent vraiment, qu’on parle de l’origine des grains ou des méthodes de torréfaction. C’est sûr que je l’aime bien mon Voluto. Mais l’univers du café est aussi vaste que celui du vin. Et le Voluto est incapable de me dire quoi que ce soit sur ce qu’il est vraiment.

En fait, cet article a raison. On est incroyablement mauvais en café. Et en plus, ça nous coûte super cher. La bonne nouvelle, c’est que la marge de progression est tellement grande, qu’on a une autoroute de bonheur caféiné qui s’ouvre à nous.

1. La caféine :

C’est l’une des choses que l’on demande à son café. Surtout celui du matin. Qu’il nous file un bon coup de fouet. Et bien saviez-vous que plus l’eau est au contact du café, plus votre boisson sera chargé en caféine ?  Ce qui veut donc dire qu’un bon petit ristretto, même s’il secoue bien les papilles, ne sera pas forcément le meilleur allié de votre réveil. Le meilleur moyen de se décoller le caca des yeux, c’est la bonne vielle cafetière à piston. C’est bon à savoir quand on est pas du matin.

2. Les cafetières :

Ami lyonnais, voici la trilogie du bonheur matinal. #mokxa #coffee

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Ça fait quelques mois qu’on a renoncé au café filtre à la maison. Tout simplement parce que c’est pas très bon. C’est probablement que nos cafetières domestiques ne sont pas les appareils idéaux. Toujours est-t-il qu’on a troqué la notre contre deux cafetières italiennes, un peu à cause de Guillaume Long et de Floriana. Deux Bialetti. Une 6 tasses pour après le déjeuner, et une 12 tasses pour le matin. Parce que oui, on aime boire beaucoup de café, mais surtout, beaucoup de bon café. La Nespresso ? Elle fait encore débat chez nous. Elle est pratique, c’est vrai, mais les capsules, entre les questions d’écologie et de qualité du café soulèvent tout un tas de questions. Qu’on a peut être résolues, vous le verrez plus bas.

3. Le café :

Les pires ennemis du café ? Jacques Vabre et Grand-Mère. Non, pas ma grand mère. Celle qui prétend « savoir faire un bon café », cette mythomane. Ne parlons pas d’arabica ou de robusta, de Colombie ou d’Ethiopie. Tout ça n’est au final qu’une question de goût. Parlons du paquet que nous balançons dans notre caddie, sans y faire vraiment attention.

Les cafés des grandes surfaces sont dans la grande majorité des cas qu’un prétexte pour les distributeurs de se faire un max de blé, au détriment de la qualité du produit. Ils prennent à peu près n’importe quel grain, ils torréfient ça comme des bourrins, ils emballent ça dans des jolis paquets, et ils dépensent des millions dans des spots publicitaires à base de gens heureux et sensuels qui reniflent de la fumée magique. Tout ceci est bien plus du marketing que du café. Et nous, consommateurs, on se fait bananer, parce qu’on aime les gens sensuels et les fumées magiques. Alors on boit des cafés médiocres, en se demandant comment ça se fait qu’on arrive pas à se passer de son sucrier.

4. La solution

café

Il n’y a pas de secret, finalement. Il faut s’adresser à des spécialistes. Des professionnels capables de parler de leur produit, d’écouter et d’apporter du conseil. En fait, acheter son café chez un torréfacteur, c’est un peu comme acheter son vin chez un caviste. Quand on tombe sur un passionné, on sait qu’on a toutes les chances qu’il nous dégote le cru dont on avait jamais entendu parler, et qui saura nous rendre heureux. Ma dernière découverte ? L’Expresso Custom de chez Moxka, un pur bonheur qui mérite son prix pourtant élevé.

Et si on a déjà une Nesspresso et qu’on a pas encore envie de la jeter ?

Jusqu’à présent, je pensais n’avoir pas d’autre choix que les capsules de Georges, qui me mettent un peu mal à l’aise pour les raisons exposées plus haut, et qui plus est sont quand même super chères. Rappelons nous qu’un expresso digne de ce nom, ça se prépare avec 7 g de café. Une capsule ? C’est 4 g. Les capsules des grandes surfaces ? C’est juste à peine moins cher. Mais c’est encore moins bon. Alors comment faire quand on a besoin d’un bon kawa pour affronter sa journée de boulot et qu’on n’ a que la machine de Georges sous la main ?

Et bien encore une fois, on demande à son torréfacteur passionné. Et il nous proposera ces capsules vides, et un paquet de nos grains préférés, moulus exprès pour les capsules (parce que oui, la mouture du café diffère en fonction de la cafetière).  J’ai payé mes 100 capsules moins de 10 euros. Quant à mon Moka préféré, il est à 7 euros les 500 grammes. Ce qui me fait donc un total de 17 centimes la capsule (pour info, la capsule Nespresso coûte entre 30 et 40 centimes en moyenne).  Je vous défie de faire aussi bien et moins cher.

Si pour le café à la maison j’ai trouvé la solution, pour le petit noir en terrasse, je cherche encore la voie…

 

 

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